Encore à 205 euros vendredi soir et en hausse de près de 31 % depuis le 1er janvier, l’action GTT recule fortement dans le sillage de la publication d’un chiffre d’affaires sur neuf mois en baisse de 4,9 %, à 570,1 millions d’euros, alors même que la direction confirme tous ses objectifs annuels.
Ce recul vient surtout des méthaniers, dont les revenus baissent de 11,4 %. Il découle directement du faible niveau de commandes de 2025, car GTT facture au rythme de la construction des navires. Les prises de commandes sont pourtant reparties nettement à la hausse depuis janvier, avec 71 nouveaux méthaniers, et le carnet atteint 299 unités. Au premier semestre, le bénéfice net avait progressé de 16,9 %, à 210,4 millions d’euros, avec une marge d’Ebitda de 68 %.
Le conflit au Moyen-Orient a provoqué l’arrêt d’installations au Qatar, mais son effet sur GTT reste limité : les livraisons de navires reviennent simplement à leurs dates contractuelles, ce qui représente moins de 2 % du chiffre d’affaires. Philippe Berterottière quitte la présidence du conseil et sera remplacé par Catherine Ronge le 16 novembre, conformément au plan de succession prévu.
Sur le graphique, le gap baissier ouvert ce lundi casse l’oblique haussière qui soutenait le titre depuis le creux de 111,30 euros d’avril 2025. Le titre a ainsi perdu plus de 20 % depuis son sommet de 227 euros atteint en septembre. Le support horizontal des 177 euros a contenu la séance, et le RSI, à 27, entre en zone de survente. Les volumes restent modérés, sans pic de panique, tandis que la moyenne mobile à 20 jours plonge vers les 208 euros.
Le titre se paie désormais environ 15,7 fois les bénéfices attendus en 2026, contre plus de 20 fois pour Wärtsilä. Ce niveau peut attirer les investisseurs à long terme, mais il paraît prudent d’attendre que les 177 euros tiennent avant de se repositionner. En cas de cassure, le titre pourrait revenir vers 148 euros. Le prochain rendez-vous est la publication des résultats annuels, le 24 février 2027.
© www.abcbourse.com
