Les Bourses européennes ont reculé
vendredi, alors que les investisseurs ont fait le tri parmi les
nombreuses publications de résultats d’entreprises sur le Vieux
Continent et que les tensions persistent sur les cours du pétrole.
L’indice Stoxx Europe 600 a perdu 0,3%, à 635,77 points, portant
à 1,4% ses pertes sur la semaine. A Paris, le CAC 40 et le SBF 120
ont reculé respectivement de 0,4% et 0,3%. A Francfort, le DAX 40 a
cédé 0,75% et le FTSE 100 s’est affaibli de 0,3% à
Londres.
Dans le même temps, Wall Street évoluait en ordre
dispersé. Le Dow Jones et le S&P 500 affichaient des replis de
respectivement 0,9% et 0,1%, tandis que le Nasdaq Composite s’adjugeait
0,3%.
Dans l’Hexagone, les annonces trimestrielles de Kering, L’Oréal,
Sodexo, Rexel et Safran ont retenu particulièrement l’attention des
investisseurs.
Sur le marché des taux, le rendement de l’OAT à 10 ans recule
de 4 points de base (0,04 point de pourcentage), à 5,04%. Très
suivi par le marché, l’écart (« spread ») entre les coûts
d’emprunt de la France et de l’Allemagne se contracte, à 168 points
de base à la veille de nouvelles manifestations.
Cette stabilisation intervient alors que l’activité du secteur
privé dans la zone euro a ralenti davantage que prévu en
octobre, selon les données provisoires publiées vendredi par
S&P Global. L’indice PMI composite de la zone euro s’est établi
à 51,9, contre 53,1 en septembre. Les économistes
interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur un indice de
52,8 pour octobre.
La croissance a surtout été freinée par la baisse de
l’activité du secteur des services en France, « conséquence des
mobilisations sociales et des émeutes survenues en marge des
manifestations qui ont touché de nombreux commerçants »,
explique Chris Williamson, chef économiste à S&P Global Market
Intelligence, cité dans un communiqué.
L’agence d’évaluation financière Moody’s annoncera vendredi
soir sa décision concernant la note de crédit « Aa3 » qu’elle
attribue actuellement à la France, et qui est assortie d’une
perspective négative.
Dans le même temps, les cours du pétrole continuent de
progresser. Vers 17h55, le contrat de décembre sur le brent de mer
du Nord coté à Londres gagnait 3,6%, à 117,25 dollars le
baril. « D’une part, les perspectives d’une intensification des
opérations militaires après les élections de mi-mandat
aux Etats-Unis maintiennent les cours du brut au-dessus de 110 dollars
le baril. D’autre part, la recrudescence des hostilités, qui
affecte de plus en plus les capacités de raffinage [en Ukraine,
ndlr], continue de peser sur les produits raffinés, notamment le
diesel », explique Bank of America.
Sur le marché des changes, l’euro perdait 0,2% face au billet vert,
à 1,1197 dollar.
ACTIONS A SUIVRE
-ACCOR (-3,3%): le groupe hôtelier a relevé
légèrement jeudi soir ses perspectives financières pour
2026 après avoir bénéficié au troisième
trimestre d’une amélioration des réservations au Moyen-Orient,
ainsi que de plusieurs grands événements en France.
-IPSOS (-5,6%): le groupe d’études par enquêtes a abaissé
vendredi sa prévision de croissance organique du chiffre d’affaires
pour 2026, dans un contexte macroéconomique et géopolitique
qualifié d' »incertain », notamment marqué par les
répercussions du conflit au Moyen-Orient sur ses activités
dans la région.
-KERING (-16,6%): le groupe de luxe a publié jeudi soir un chiffre
d’affaires en repli organique au titre du troisième trimestre de
2026, dans « un contexte macroéconomique plus difficile ».
-L’OREAL (+5,6%): le numéro un mondial des cosmétiques a fait
état jeudi soir d’une progression de son chiffre d’affaires
supérieure aux attentes au troisième trimestre, soutenue par
la croissance des ventes dans toutes ses divisions.
-REXEL (+2,6%): le groupe de distribution de matériel
électrique a de nouveau relevé jeudi soir ses objectifs pour
2026, après avoir enregistré une croissance à deux
chiffres de son activité au troisième trimestre, notamment
grâce à ses ventes dans les centres de données en
Amérique du Nord.
-SAFRAN (-10%): le motoriste et équipementier aéronautique a
maintenu vendredi ses perspectives pour 2026, après avoir fait
état d’une croissance à deux chiffres de ses revenus au
troisième trimestre, marqué par la vigueur de ses
activités d’après-vente pour moteurs civils.
-SODEXO (+6,3%): le groupe de restauration collective a confirmé
vendredi ses perspectives pour l’exercice en cours, dans le sillage de
la publication d’une croissance interne supérieure à son
objectif en 2025-2026.
-VALEO (-11,5%): l’équipementier automobile a confirmé jeudi
soir ses objectifs pour 2026 tout en faisant état d’un renforcement
des vents contraires sur certains de ses marchés, qui ont pesé
sur ses ventes au troisième trimestre.
Agefi-Dow Jones The financial newswire
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