(Agefi-Dow Jones)–La Bourse de New York n’est pas parvenue à
poursuivre son rebond jeudi, alors que les risques d’escalade militaire
en Iran ont fait monter les cours du pétrole. Les prévisions
prudentes de Walmart et les réticences de la Réserve
fédérale (Fed) à poursuivre ses baisses de taux ont
également pesé sur la tendance.
L’indice Dow Jones a cédé 0,5% jeudi, à 49.395,16 points,
et le S&P 500 a lâché 0,3%, à 6.861,89 points. Le Nasdaq
Composite, riche en valeurs technologiques, effaçait 0,3%, à
22.682,73 points.
Le premier distributeur mondial, Walmart (-1,4%), qui a franchi
récemment le cap des 1.000 milliards de dollars de capitalisation
boursière, a publié jeudi des résultats un peu plus
élevés que prévu pour le quatrième trimestre, mais
ses prévisions pour l’exercice en cours ont refroidi les
investisseurs.
Le compte rendu de la réunion de la Fed des 27 et 28 janvier a
confirmé le peu d’empressement des banquiers centraux à
baisser de nouveau les taux d’intérêt. La plupart des membres
de la Fed souhaitent constater de nouveaux progrès en matière
de désinflation avant d’envisager un nouvel assouplissement
monétaire, un processus qui pourrait prendre plusieurs mois.
Même le gouverneur de la Fed Stephen Miran, pourtant connu pour ses
positions accommodantes, a admis jeudi que les dernières
données sur l’emploi et l’inflation ne plaidaient pas en faveur
d’une forte baisse des taux, contrairement à ce qu’il avait soutenu
jusqu’à présent.
Selon les données de LSEG, les marchés monétaires
américains n’intègrent plus qu’une réduction des taux de
la Fed d’environ 57 points de base cette année, contre 65 points de
base en début de semaine.
Sur le marché des changes, l’indice DXY, qui mesure la valeur du
billet vert face à un panier de devises, a gagné 0,1% jeudi,
à 97,83 points.
Parmi les indicateurs du jour, le déficit commercial américain
s’est nettement creusé en décembre. Sur l’ensemble de 2025, il
s’inscrit en légère baisse mais constitue le troisième
plus grand déficit commercial de l’histoire américaine.
Le département américain du travail a par ailleurs fait
état d’une baisse plus importante des inscriptions au chômage
la semaine dernière aux Etats-Unis, à 206.000. Les
économistes interrogés par le Wall Street Journal
s’attendaient à 223.000 premières demandes d’allocation.
Les cours du pétrole ont poursuivi leur progression jeudi, alors
que les opérateurs redoutent les conséquences d’un
éventuel conflit militaire entre les Etats-Unis et l’Iran pour
l’approvisionnement. Le contrat de mars sur le baril de brut WTI a a
fini en hausse de 1,9% à New York, à 66,43 dollars.
Le scénario d’une intervention militaire des Etats-Unis contre le
régime de Téhéran s’est renforcé sur le marché
après que le Wall Street Journal a rapporté que la force
aéronavale américaine envoyée dans la région du
Golfe persique était « la plus importante depuis l’invasion de
l’Irak en 2003 ».
Agefi-Dow Jones The financial newswire
Vous avez aimé cet article ? Partagez-le avec vos amis avec les boutons ci-dessous.
